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C'est après un vol de 10 heures et le décalage horaire qui va avec que
notre première surprise nous ......... suprit ;-) Une fois notre avion atterri
et les bagages récupérés, direction notre hotel à San-Francisco.
Enfin quand je dis hotel, il faut plutôt comprendre auberge de jeunesse... En
effet, après un court dialogue à l'accueil, on nous indique que nos
clés sont disponibles à la chambre 132. Un peu surpris et n'étant pas
persuadés d'avoir tout compris, nous nous dirigeons un peu hagards et d'un pas mal
assuré vers la dite chambre. Après une courte hésitation, je frappe
à la porte. Bien entendu, personne ne répond... Je retoc et finis par entendre du bruit
de l'autre côté de la porte. Elle s'ouvre enfin pour laisser la place à un jeune
homme torse nu l'air pas réveillé. Après une brève discussion, il nous
remettra finalement les clés de notre chambre que nous rejoignons pour piquer un petit
roupillon. Vous avouerez que comme prise de contact on a fait mieux !
La deuxième et sans doute notre préférée
nous est tombée dessus peu après avoir pris possession
de notre splendide pontiac sunfire à San-Francisco. Tout heureux
de pousser les rapport automatiques de notre bête de course, nous
nous dirigeons donc vers la sortie de la ville et son fameux pont rouge.
En chemin, nous (enfin ma compagne, j'étais trop occuper à m'habituer
à la boite auto) en profitons pour découvrir les accessoires de notre
destrier et notamment sa splendide radio toute option. Ma copilote règle les canaux
et au moment de s'engager sur le golden gate, les mamas et les papas se mettent
à entonner leur célèbre "California Dreamin". C'est ainsi que notre
road trip débuta par ce qui reste l'un de nos meilleurs souvenirs, entourés
par les armatures de l'un des plus célèbres ponts du monde et des brumes
de San-Francisco (c'est aussi ce qui a donné le titre de notre site).
Celle-ci fait partie des anxiogènes... Tout commence par une froide
matinée à Yosemite. Nous somme sur le départ pour rejoindre
death valley et empruntons donc l'itinéraire préparé par
ma douce avant le départ sur viamichelin. Tout se passe pour le mieux
jusqu'à arriver à un embranchement fatal ! En effet, la route
que nous devions prendre est barrée pour cause d'inondation. le routard nous
avait pourtant prévenu, la fonte des glaciers peut causer de tels
désagréments. Naivement, nous pensions qu'en juin nous éviterions
ce genre de problèmes. "T'inquiétes pas poulette" lançais-je fièrement
à ma moitié, "nous nous sommes sortis des griffes des ours sauvages, c'est pas
une route barrée qui va nous arrêter !" Nous empruntons donc l'autre route qui nous fait
cheminer au sein de montagnes enneigées . Tout se passait très bien jusqu'à
ce que notre voyant d'essence se mette à clignoter. C'est dans ce genre de situation
que les grands espaces déserts (notamment de toute pompe
à essence) révèlent toute leur beauté angoissante.
Rassurez-vous, après quelques descentes parcourues moteur éteint, nous sommes
tombé sur une station providentielle et avons décidé d'investir dans une carte
routière! Néanmoins, nous gardons des séquelles irréversibles
de cet épisode : quand nous tombons par hasard sur "Que la montagne est belle", nous ne
pouvons réprimer les larmes ;-)
Après toutes ces émotions, une petite rigolote. Cette fois-ci, c'est à Zion
que l'action se situe. Pour remplir nos panses à midi, nous optons pour une sorte de fast-food
(un peu genre flunch). Le choix des plats n'a que peu d'importance, mais les boissons par contre se
sont avérées croustillantes... Je porte mon choix sur un "fountain drink". Pour les
néophytes, on paie le gobelet qu'on remplit soi-même à la fontaine avec la boisson
voulue (le re-fill est permis). C'est ce système que l'on rencontre dans 90% des cas, les touristes
d'ailleurs n'hésitent pas à sortir leurs gourdes pour les remplir de boissons gazeuses dont
le taux en sucre ferait contrôler n'importe quel coureur du tour de France positif (vous me direz,
ils n'ont pas besoin de ça, je vous répondrais que ça n'a de toute façon rien à voir avec
ce que je vous raconte). Je sors donc mon meilleur accent pour demander dans un américain qui
ferait pâlir John Wayne, "a cheese burger and a fountain drink please". Sur ce, regard circonspect
du serveur enchaîné avec la question qui tue : "Sorry?". Je ne me vexe pas, j'ai sûrement
à faire à un serveur récemment emmigré qui ne peut donc saisir mon accent impeccable.
Je répète donc calmement pour récolter un deuxième "what"... Troisième tentative que je pensais
être la bonne puisqu'en guise de "what" je récolte un "fountain drink?". Tout heureux je
sors mon plus beau yes et me dirige vers le poste suivant pour récolter mon déjeuner acquis de haute lutte.
Sur mon plateau figure donc un cheese burger, un gobelet vide et une drôle de petite boite chaude.
En l'ouvrant je découvre alors ce qui ressemble à des beignets de calmars. Je goûte pour
comprendre qu'en guise de calmars, mes dents mastiquent des oignons. Le serveur n'a donc pas compris
"fountain drink" mais "onion ring"... Je travaille depuis ma prononciation sans relâche ;-)
La dernière avait mal commencé. Nous avions passé la nuit sur Hollywood Boulevard
à Los Angeles et nous nous levions bien décidés à visiter un peu avant de mettre
les voiles en début d'après-midi par la highway 101 pour rejoindre San-Francisco. Après
un breakfast rapidement avalé nous nous dirigeons donc fièrement vers le parking pour retrouver
notre sunfire préférée. "Arf, on est à plat!" m'étonnais-je. Ni une ni deux,
je décide d'installer la galette de secours. Seul problème, ce genre de galette ne permet pas de rouler
à plus de 80 km/h et il nous reste plus de 500 km à parcourir pour atteindre San-Francisco. Ne me sentant
pas de mettre plus de 8 heures à franchir notre dernière étape, nous cogitons et décidons
d'appeler le numéro de secours figurant sur notre contrat de location. Bien entendu, nous n'avons pas de
téléphone portable, il nous faut donc passer le coup de fil via une cabine téléphonique
en pleine rue (elles sont fréquentes aux states mais la plupart ne sont pas fermées comme en France).
Précisons qu'elle se situe en plein Hollywood Boulevard qui n'est pas l'artère la moins fréquentée de
Los Angeles. Me reste donc à combattre les trois handicaps que sont le bruit, mon accent (je prie pour qu'on ne m'amène pas
des "onion rings", cf. anecdote précédente) et le regard embué de ma chère et tendre qui
s'imagine déjà se prostituer pour nous payer une nouvelle voiture... Après un coup de fil
plein d'incompréhension, je raccroche en croyant avoir compris qu'un dépanneur arrive à notre secours.
Autant vous dire que l'attente fut longue mais au bout d'une petite demi heure, le dépanneur tant attendu arrive !
Il se gare à côté de notre voiture, sort des cosses et ouvre notre capot... Me doutant qu'il
n'était pas partie pour changer la roue mais pour recharger la batterie, je fais preuve de diplomatie
pour lui expliquer que la batterie va plutôt bien mais que rouler sur 3 roues me pose un petit problème.
là dessus le mécano regarde la galette et manque tomber à la renverse. C'est à cette occasion
que nous avons appris que changer une roue soi-même ne fait pas partie des choses que font les américains.
Tout s'est bien fini puisque le gentil dépanneur (qui devait aller voir son frère en France
peu après) nous conduisit droit à l'aéroport de Los Angeles où notre voiture fut échangée
sans autre forme de procés et gratuitement par une chevrolet équipée de 4 pneus flambants neufs ! Tant pis pour
Los Angeles (plus de temps) et direction la 101. On the road again !!!
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